« Business in Nature »

La préservation de la nature est un enjeu d’écologie et de santé publique mais c’est aussi un défi économique que les entreprises, notamment celles réunies dans 2050NOW La Maison, commencent à relever. L’avant-garde fait désormais du « business in nature » : vu la raréfaction des ressources naturelles et la multiplication des crises climatiques, les entreprises ont intérêt à agir afin de préserver les chaînes de valeur, de réduire les risques financiers et in fine de se perpétuer. Elles apportent aussi des remèdes, notamment quand elles agissent pour la dépollution, le traitement des eaux ou offrent un transport décarboné.

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Aller au-delà du climat : le rôle clé des solutions fondées sur la nature

L’étude recommande une approche qui aille au-delà du seul climat, en ayant notamment recours à des « solutions fondées sur la nature ». Dans un contexte où les événements météorologiques extrêmes sont appelés à se multiplier, le rôle irremplaçable de la nature, comme puits de carbone ou comme barrière contre l’érosion par exemple, est à redécouvrir. L’étude examine notamment le potentiel de l’agriculture régénératrice, les enjeux pour les sols, l’eau et les océans.

Mobiliser les parties prenantes : une condition essentielle de réussite

Le succès passe par la mesure rigoureuse des dépendances et des impacts mais aussi par une mobilisation large des communautés locales et des populations autochtones, premiers gardiens de la nature. Dans les entreprises, les dirigeants, les salariés, les clients ont un rôle à jouer. Quant aux autorités publiques, elles ont autant besoin d’une participation active des citoyens que d’analyses scientifiques indépendantes pour contrer la désinformation.

Régénérer la nature : fonder une prospérité durable

Enfin, au moment où la lutte contre le changement climatique semble rejetée au second plan, il n’est pas inutile de comprendre que la résilience forme un tout : se focaliser sur les seuls enjeux géopolitiques serait une erreur tant la destruction du vivant nous rend vulnérables.

Régénérer la nature, c’est fonder notre économie sur le long terme, en misant sur des entreprises durables, une société plus résiliente et une prospérité qui n’épuise pas le vivant. La nature est le capital le plus précieux de l’humanité. Encore faut-il qu’elle se souvienne qu’elle en fait pleinement partie.

Sylvie Goulard – Professor of practice, SDA Bocconi


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